Hello hello!
Premier billet pour narrer nos (nous étions 3) exploits de motards en Corse! Pour un premier périple d’une petite semaine, cette destination c’est vraiment le pied! Grand beau temps, soleil éclatant toute la journée, grosse chaleur aussi (ça ne m’a pas réussi tous les jours) mais que de beauté! C’est pas pour rien qu’on l’a nomme avec le même qualificatif
.
Avant toute chose, brève présentation des participants à ce road trip :
Julien : 28 ans, un parisien qui ne connait que le périph’ et qui roule en Z 750. A beaucoup progressé en Corse, à même frotté les cales pieds et les slideeers et va beaucoup s’embêter en rentrant à la capitale.

Portrait Ju
Matthieu : 27 ans, un auvergnat avec qui je fais pas mal de balade et qui roule en Triumph Street Triple modifiée (super le bruit de brêlon quand on est derrière… On entend mm plus le sifflement du tricylindre, C’EST UN CRIME)

Matth
Moi même : alias Miss Monster et vous connaissez le reste

Miss Monster
Au programme : le tour de la Corse à partir de l’ïle Rousse dans le sens inverse des aiguilles d’une montre jusqu’à Bonifacio. Puis à Solenzara, direction Corte par l’intérieur des terres et fin du séjour par le tour du Cap Corse (encore dans le sens inverse des aiguilles d’une montre) pour un retour à Bastia.
Le road book sera bien évidemment détaillé pour chaque jour.
Informations générales :
Dans l’ensemble, j’ai été agréablement surprise par le bon état général des routes (par rapport à ce que j’avais pu lire auparavant sur différents blog), car même si la route n’est pas en bon état par moment, au moins il n’y a pas beaucoup de gravier (rien du tout même, je pourrais dire, par rapport à l’Ardèche
).
Sur les 1 400 km que nous avons parcourus, on a du avoir en cumulé 100 km de très mauvaise route et c’est tout. Quand je dis mauvaise, c’est des “trous” partout, une route qui saute et sur lesquelles je n’ai pas dépassé les 60/70 km/h (et oui, là j’ai beaucoup pleuré ma CB qui au moins encaissait bien mieux le mauvais revêtement… Mais on ne peut pas tout avoir hein?). En tous les cas, celà m’a permis de m’en mettre pleins les mirettes (Cap Corse) car les endroits pour s’arrêter pour prendre des photos n’étaient pas trop nombreux, ou alors déjà monopolisés.
Après, à moto il faut faire très attention aux cochons, chèvres et vaches qui, par ordre d’apparition dans mon texte :
- traversent les routes sans prévenir,
- squattent au milieu de celles ci
- ruminent dans les bas cotés ombreux et tournent brusquement la tête (mais putain c’est quoi ces cornes qui dépassent soudainement sur le bitume ????).
Après on s’habitue, et pour ceux qui ont bon odorat, ils pourront même sentir les bêtes avant de les voir. L’expression “sentir comme un bouc” prend tout son sens en Corse
Dans l’ensemble aussi, j’ai trouvé les Corses assez courtois au volant. Ils se décalent volontiers sur la droite pour nous laisser passer, pas de soucis. En revanche, se croyant seuls sur les petites routes moins fréquentées, ils ont tendance à rouler un peu au milieu de la route, c’est toujours surprenant les premiers jours. Mais à part ça pas de problèmes majeurs… Sauf Julien peut-être qui a eu un heurt avec l’un d’entre eux pour l’avoir dépassé sur une ligne blanche, mais ça c’est une autre histoire
Nos hébergements :
Piana : http://www.giargalo.com
Burgo: http://www.gite-hotel-valinco.fr
Attention, ce n’est pas à Fozzano, le village, mais sur la commune. Se rendre en fait à Martini. Sinon faire le tour par Fozzano comme nous, le paysage est magnifique.
Gallinavarja: http://www.gallinavarja.com
Corte : http://www.annuaire-corse.com/client/61084
Pour les informations concernant les gîtes dans lesquels nous avons séjourner, c’est par ici (en construction)
Jour 1 : 13 juin 2009 – Montmélian (73) –> Marseille (13)
Départ de la “casa del sol” vers les 11h00 du matin pour être tranquilles. C’est mon coté marge de manœuvre qui veut ça
. Nous voilà donc partis direction Sisteron par la nationale, après une petite séance photo :

Avec ma sis

Matth, moi même et Ju
Après avoir pas trop mal roulé (pas trop de circulation, mais à part le col de Lus la croix haute, elle est bien relou cette nationale! Elle est toute droite …) et insulté un vieux qui bien évidemment me déboite sous le nez pour doubler, sans clignotants bien évidemment, et sans même tourner la tête (ah les viiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiieux au volant! oui oui, je sais, moi aussi je serais vieille un jour…) nous arrivons sans encombres à Sisteron, où nous décidons de casser la croute. Entrecôte pour les mecs, pâtes (bien trop cuites) au roquefort pour moi et café et zou, après plus d’une heure de pause, nous renfourchons nos fidèles montures. Cette fois-ci, direction Marseille par l’autouroute. Rien de spécial à raconter, c’est de l’autoroute
Une fois arrivés aux portes de Marseille, première minute blonde de ma part. Alors que je m’étais correctement positionnée pour sortir de la voie rapide pour la gare maritime, un cruel doute vient me tourmenter : merde je vois bien écris “Gare Maritime” mais pas la flèche pour sortir… C’est donc là ou pas? Oui non? Non oui? A l’aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaide! Donc ben dans le bénéfice du doute, je décide de me ré-insérer sur la voie rapide, au grand daim de mes collègues motards… Matthieu vient à mon niveau genre: “ben et alors? Qu’est-ce que tu fais? en haussant les épaule” Moi : sifflote dans mon casque… “Mais regardezzzz c beau Marseille, on fait un tour de la ville avant d’embarquer?” Mouarf, z’ont pas trop apprécier ma petite visite de la ville les loulous … Comprends pas trop pourquoi …
Ceci dit, en 10 minutes montre en main, nous étions rendus à la gare, même avec mon pseudo voulu détour
. Et là, ben on a du attendre un peu quand même. Voici quelques photos :

En attendant l'embarquement

En attendant l'embarquement

Nous !
Après avoir passé un premier check in (celui où on s’enregistre et où on nous donne nos billets, les vrais
) on nous dirige vers une autre file d’attente, à l’ombre cette fois (merciiiiiii). On nous dit de placer les motos à l’avant parce que c’est les premières à embarquer et on attend là encore pas loin d’une petite heure. Pas mal d’autres motards nous rejoignent, et au total il devait y avait entre 15 et 20 motos. Enfin c’est à nous d’embarquer! Nous voilà partis à l’assaut du ferry :

Montée dans le ferry
Là, des agents de la SNCM nous demandent de ranger les motos en ligne, sont bien sympa, puis descendent une sorte de bras mécanique qui passe juste au-dessus de la selle de chaque moto (le passage sur la selle est rembourré de mousse et de scotch pour ne rien abimer) et puis c’est tout, c’est terminé là pour l’arrimage des motos. Moi qui avait lu tout un tas de commentaires plutôt négatifs, je suis plutôt rassurée, car là, les motos de peuvent pas bouger ni se tomber les unes sur les autres et faire un domino géant dans la cale du bateau. Visez un peu l’efficacité du système:

Arrimage moto

Arrimage motos, SNCM 2
Une fois nos belles sanglées et nos paquetages récupérés, nous partons à la découverte de notre bateau, le Pascal Paoli. C’est assez sympa l’intérieur, ça fait assez classe pour un ferry et c’est propre. Comme nous avons pris des fauteuils “confort”, nous nous dirigeons vers la salle des fauteuils. Par rapport à la température extérieure, il y règne un froid de canard, merci la clim à fond… Heureusement, j’ai ma seule petite laine avec moi à portée de main, mais à mon avis elle ne sera pas suffisante pour la nuit (merciii le cuir!).
Du coup, après avoir troqué nos pantalons de cuir et bottes contre un jean et des baskets on a pris quelques photos depuis le pont du ferry pour dire au revoir au continent et à la Bonne Mère (j’ai nommé bien sûr Notre Dame de la Garde)
Départ du port de Marseille

La Bonne Mère
Une fois le bateau sorti du port, direction le bar, c’est fini les conneries là! Bien évidemment, nous avons gouté aux bières Corses Pietra, qui sont vraiment pas mal.

A gauche : Pietra blonde. A droite : Pietra ambrée

Instant Pietra

Instant Pietra 2
Et bien évidemment, j’étais une peu pompette à 23h00
mais ça m’a permis de passer une assez bonne nuit. Alors la salle fauteuils c’est sympa mais bon, je conseille de prendre une cabine partagée (c’est au max 3 personnes de toute façon) parce que ça vaut pas beaucoup plus cher et surtout vous n’aurez pas de grognasses qui ralent toute la nuit “parce qu’elle n’arrivent pas à dormir”. “Oui ben camembert cocotte, il y en a ici, qui eux avait réussi à DORMIR avant d’être réveillée par tes rales”. Namého, on va où là?
Les gars ont craqué et ont déserté la salle fauteuil vers les 2h00 du matin, et Ju a préféré le confort des banquettes pour sa nuit :

Couchage Ju
Bref, je grelotte quand même un peu toute la nuit (foutue clim) puis vers 5h30 musique corse qui sort des hauts parleurs. Et à la fin de celle-ci, le commandant du navire qui nous explique qu’on va arriver à l’Ile Rousse dans 1 heure. Je rejoins plus tard les garçons qui prennent leur petit déjeuner et j’en profite pour admirer mes premières images de cote Corse. Il fait grand soleil yepeeeeeeeeeee
.
Après s’être rhabillés, on se dirige dans le garage pour récupérer nos brêles, rattachons chacun nos bagages et zou, direction la sortie du ferry. Premier tour de roue dans le port de ‘Ile Rousse… Ca a vraiment l’air bien sympa la corse

Arrivée à l'Ile Rousse
Jour 2 : Ile Rousse – Piana
Alors nous voici donc fraichement débarqués du ferry, nous roulons par une douce lueur matinale vers Calvi pour y faire le plein. Il n’est que 8h30 lorsque l’on atteint le centre de la ville et nous décidons de continuer la route. Comme ça n’a pas l’air si terrible que ça pour la circulation, j’ai un peu peur d’arriver trop tôt au gite de Piana.
Voici notre road book (RB) pour ce premier jour :
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Nous roulons donc, direction Galéria, où je décide de nous arrêter pour acheter à manger, car il est presque 9h30 et j’ai toujours rien dans le ventre et il commence à crier famine
Nous prenons quand même le temps de prendre quelques photos :

Sur la route pour Galéria

Sur la route pour Galéria

En route pour Galéria
La route entre Calvi et Galéria n’est quand même pas fameuse, il faut le dire (en date du 14 juin 2009). Le bitume est un peu rongé de partout, et elle saute pas mal. J’ai vu beaucoup mieux comme route, mais bon, ça nous met dans l’ambiance comme ça
.
Une fois à Galéria et mon ventre plein, nous poursuivons notre route en direction de Piana, en passant d’abord par Porto Nous serons définitivement arrivés au gîte pour midi ! Complètement foiré sur le timing ! Arrivés au portes de Porto, nous nous octroyons une petite pause bien méritée devant la jetée:

Matth et Ju

Les meules à Porto
Une fois repartis de Porto, il le nous restait finalement qu’une dizaine de km jusqu’à Piana. Arrivés au gîte, nous avons juste jeté nos affaires sur les lits, pis sommes allés rechercher un restaurant pour le déjeuner. Hoplà, pas beaucoup de chemin à faire et nous voilà attablés à une super restaurant panoramique, c’est trop sympa. Pizza pour tout le monde, elles sont trop bonnes
. Tout le monde commence à avoir un vieux coup de barre, pis sur le chemin du retour, on dit bonjour à des grecs (des motards évidemment, vous croyez vraiment qu’on tape la causette à n’importe qui ?
) et puis on regagne notre super gîte…

Gîte Giargalo (Piana)
Où nous nous effondrons tous sans exception dans les bras de Morphée pour une sièste … qui dura 2 heures, soit 1h40 de plus que celle initialement prévue. Faut dire qu’on était bien cuits de notre nuit du ferry. Ceci dit, après une bonne sieste, direction la plaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaage d’Arone pour moi, tandis que les gars retournent sur Porto pour retirer de l’argent liquide. D’ailleurs, bonne chose à savoir là dessus, à Piana, il n’y a pas de distributeur de billet.
Bref, me voilà partie pour la plage, c’est assez facile, la route est à sens unique. Le paysage est sublime, on ne ne croirait pas en Corse, mais dans un lieu encore plus sauvage ou reculé. On peut saluer pour ce point là les efforts des Corses contre la bétonisation des côtes. Je double d’autres motards (un peu poirot quand même) et remarquait qu’ils venaient du Puy de Dôme… Clin d’œil à Yohan et Matth. D’ailleurs, j’ai trouvé aussi dans l’ensemble que les “63″ s’exportaient plutôt bien en Corse
.
Puis enfin, la récompense tant attendue arrive… Là, sous mes yeux, à la fin d’un descente en pente douce, elle s’offre à moi : la plage d’Arone.! Elle est bien jolie. Je gare la meule sur le parking prévu à cet effet, à coté d’une belle ancêtre des GS BMW: c rustique mais ça à l’air de marcher plutôt bien. Plus tard je le recroisais à Corte (ben oui en même temps en Corse, on va tous aux même endroits). Bref, après avoir aussi fait ma star avec ma brêle “rooo comme elle est belle” “ah c’est Ducati? les nouvelles monster?” “roo c’est une belle machine”, je fonçais à la plage. Il doit être pas loin de 18h30, et à 20 heures tapante on mange au gite, donc pas question de perdre trop de temps. Une fois la serviette posée sur le sable fin d’Arone (merci Yohan au passage!) ben j’ai pris une photo tant méritée, encore pour un clin d’œil à mes collègues de mission (ils se reconnaîtront!):

Pieds éventail

Empreinte de pied
Après ma séance photo, je saute dans l’eau. Elle est fraîche mais ça va… Une fois dedans
. Sinon, je vois des trucs bizarre flotter à la surface de l’eau. Ca doit pas être trop dangereux, car des gens étaient dans l’eau avant moi, mais ça m’intrigue. Je me penche dessus et c’est bien moche
. On dirait une pustule violette, ronde et plate qui flotte, avec des mini tentacules tout autour. Pis summum, un sorte de voile (c’est ce à quoi ça m’a fait penser) transparente et blanche se détache de la pustule… Mais qu’est-ce que ça peut bien être? Il y en a des échoués sur la plage, que j’avais pris pour des coquilles de moules “jeunes” (par la couleur, violet clair) mais visiblement c’est tout autre chose. D’ailleurs, plein de gens les prennent en photo. Mais moi j’aime pas des masses, ça fait rien au contact de la peau mais yaaaaak. Je sors de l’eau et profite du soleil. J’ai su plus tard par Matth que ça pouvait être des méduses mortes. Mortes de quoi? Je préfère pas savoir…
A 19h15 les mecs arrivent enfin après s’est évidemment trompés de plage. Ou d”ailleurs, en y accédant, Ju a bien failli faire un tout droit dans le ravin (d’ailleurs, sur ma carte Michelin, cette route est pointillée de rouge et blanc, soit “route dangereuse”).
“Euh Marion on est à la plage mais pas de moto…” “Euuuh Matth, vous êtes à la plage d’Arone? “…”. Bon voilà vous l’aurez compris hein, les mecs ont à peine pu se tremper les pieds dans l’eau qu’on devait déjà repartir. Bref, ça tombait quand même bien, je mourrais de faim. Nous sommes juste arrivés pour mettre les pieds sous la table. Tous les occupants des chambre en demi pension mangent en même temps. je trouve ça convivial :

Table Giargalo
Nous partageons notre table avec deux jeunes couples, dont une femme enceinte (chouettttttte, ça fera plus de vin pour nous
)
Au menu :
- charcuterie corse, concombre et avocat pour moi (chieuse qui ne mange pas de viande)
- veau à la vapeur, avec patates vapeur et flan de courgette/champignons (double dose pour moi)
- salade verte/ fromage de brebis
- mille feuille au fraises, à se taper le cul par terre, c’était une tuerie !
Du coup après ce superbe repas, douche et dodo direct, on est cuits, malgré notre sieste de l’après midi
. Et fatalement, Matthieu commence à ronfler au bout de 15 minutes. C’est pas croyable, je ne sais pas comment il fait. Je me racle la gorge, et voilà, les ronflements s’arrêtent (easy). Bon, évidemment, au bout de 5 minutes ils reprennent… J’ai pu ainsi testé quelques techniques de stoppage de ronflement, je suis même tombée sur une particulièrement redoutable. Je ne vous dit pas laquelle, faut pas exagérer, ça se mérite d’être contrôleur des sens
. Mais bon, je vous avoue que je me suis vite lassée d’user de mon nouvel outil toutes les deux minutes… J’ai bien fini par sombrer, mais Julien, même l’envoi d’un coussin en pleine tête ne réussi pas à le faire cesser ses ronflements… J’ai trouvé un truc radical, mais j’en parle dans le récit du jour 3, faudra patienter je suis désolée.
Jour 3 : Piana – Calacuccia – Piana (par Cargèse)
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Belle journée en perspective! On a bien dormi et il fait trop beau (pour changer). Après un petit déjeuner plus qu’original (confitures maison extra bonnes car très peu sucrées : melon/orange, tomate vertes/citron et une autre trop bonne mais j’ai jamais su ce que c’était), on saute sur les meules, et partons faire le plein à Porto. Ensuite de Porto, direction Evisa, par une route superbe :

Sur la route pour Evisa

Les gars

Evisa
Puis après une courte pause à Evisa… Direction le col de Vergio… Attention, le bitume envoie du lourd. Tout simplement… Un billard à lui tout seul, un vrai régal pour nos meules…. Matth et moi nous nous échappons dans le pelotons de tête, Ju n’est pas encore familiarisé avec les virages (dès qu’il penche on dirait qu’il prend peur et se redresse) mais il progresse vite. Matth m’ouvre la route, suis dans sa roue c’est royal. Quelques pommes de pain sur la route par ci par là, mais rien de bien méchant… On enquille quelques kilomètres comme ça, pis voilà que l’on rencontre les premiers porcelets qui traversent la route (pas eu le temps de les prendre en photo) et admirons par ailleurs les vaches environnantes. Cette fois, on les a eu.
Vas y Ju! tu peux le faire !

Ju parmi les vaches
Encore quelques kilomètres et nous voici déjà rendu au sommet du col, où se reposent des cyclistes, automobilistes et collègues motards… Dont les “poireaux” 63 d’hier de la plage d’Arone. Je suis à peine surprise. La vue sur le lac du Calacuccia est très sympa.

Arrivée de Matth et Ju (sortez vos loupes)

Les garçooooons
On y trouve même la voiture de ravitaillement! L’est pas bien ce tour de Corse?

La voiture de ravitaillement
Pause photo terminée, je rappelle que comme nous allons pousser notre ballade aux gorges de la Santa Regina (pas initialement prévues) et bien nous ne nous devons de ne pas trainer. Direction le lac, qui est sous nos pieds… Ouais ben à vol d’oiseau alors, parce que la route est longue ! Mais on s’en fous, elle est trop trop bien et super roulante (sauf le tout début qui est bien pourri). A Calacuccia, on cherche un endroit où manger, à l’ombre ça sera l’idéal, fais chaud. Les gars repèrent une petite route qui mène vers le prochain village. On y va donc, pis on part sur le parking de la base nautique. Banco, Matth trouve un super emplacement OMBRAGE au bord du lac. Elle est pas belle la vie?

Pause casse-croute

Lac de Calacuccia
Comme je ne suis pas totalement blonde, quand même, je m’étais équipée de mon short et de mes tongs (encore merci Yohan, je suis sponsorisée Yovey quoi, où va le monde
) si je voulais avoir une chance de ne pas me décomposer avant d’avoir fini de manger. C’est sympa le cuir mais bon… De plus, on a peine dégainé nos sacs de bouffe que nous voilà assaillis par maman cochon et ses deux gniaffrons… Mince, en plus ils sont pas sauvages du tout !

Maman cochon et ses petits
Genre, j’ai bien cru que mon fromage fermier de brebis allait finir au fond de l’estomac de porcinet! Ah ben non alors, plutôt mourir !

L'attaque du cochon
Du coup, j’ai pris mon courage à deux mains quand j’ai cru que ce cochon commençait à me dévorer l’épaule (j’ai hurlé, en fait il ne faisait que renifler mais même.. C’est bizarre un groin de porc !) et j’ai fui sur le point environnant le plus culminant que j’ai pu trouver, pour finir mon déjeuner, un peu contrariée:

La fuite triomphante (parce que j'ai pu finir de manger)
S’en suivi un face à face redoutable entre maman cochon et nous même, digne des plus grands westerns. Lassée, dame cochon est repartie vaquer à son occupation principale : dormir. Bon débarras !
Puis après ça, parce que les cochons c’était pas suffisant, nous nous sommes fais littéralement chasser par une famille d’Autrichiens qui comptaient bien eux aussi profiter de la place ombragée. Oui mais comment dire, premier arrivés premier servis non? Ah ben non… Dame Courgeon déploie sa serviette sous mes pieds, l’hallu… Qu’est-ce que fais? Je marche dessus ou pas? De toute façon elle est trop moche, la mienne est bien plus belle (merciiiiii Yohan!)
Du coup, pour la peine, je pars jeter mon quignon de pomme à Dame Cochon, qui j’espère va aussi terroriser nos délogeurs, des fois que la flamme de sa faim soit ravivée.
Nous revoilà ainsi repartis plus tôt que prévu pour les gorges de la Santa Regina, après un magnifique démarrage de Mathh (yes, bienfait pour les tympans des envahisseurs!).
Bref, super route encore une fois, beau bitume, virage tous les 10 mètres, je viens de manger donc suis en forme, et je surprends un peu les gars en partant plus vite que prévu.

Gorges de Santa Regina

Gorges Santa Regina

Arches dans les Gorges (Santa Regina)
Au bout des gorges, et bien , on fait demi-tour évidemment, on va même repasser par le col de Vergio, parce qu’il n’y a pas d’autre chemin intéressant à prendre. En fait on est obligé de faire cela pour rejoindre Cargèse. La route pour notre prochaine ville se fait de nouveau par un beau col, avec encore une fois une route superbe:

Ducati: "j'étais là !"

Vue Corse
Au sommet du col, Ju est tout fou. Il a adoré la montée. “Hey, on ne redescendrait pas pour faire des photos de nous en plein virage tout ça tout ça?”. “Banco” on répond. On redescend donc, à la recherche “du” spot. Trouvé. Dans un beau virage à droite. C’est Matth qui se colle à l’appareil photo. “Mets toi en mode rafale lui conseille Ju”. Nous nous mettons en place en contrebas du virage, les meules rugissent, nous aussi, et voilà le résultat :

Ju

Ju_2

Ju_3

Ju_4

Ju_5

Miss Monster

Miss Monster_2

Miss Monster_3

Miss Monster_4

Miss Monster_5
Bien contents de notre séance photo (surtout Julien, car on pourra souligner ici l’effort du garçon : lui au moins à frotté le cale pied ! pas posssssssssssssssssssssssssssible
), nous voilà repartis de l’autre coté du col, en route pour Cargèse.
Super belle route encore une fois, bitume au top du top… J’ai de plus en plus de mal à croire que c’était en Corse qu’étaient des motards auprès de qui j’avais pu lire des témoignages différents. On s’en fous un peu en tous les cas, nous on en profite trop…
A cargèse, on s’arrête boire un bol, complètement en bas de la ville, sur le port. C’est super sympa, et il faut dire que cette pause nous fait le plus grand bien, vu la chaleur.
Et puis comme la veille, nous repartons à la plage nous baquer, car pour les prochains jours, c’est pas dit qu’on puisse en profiter
Retour bien mérité au gîte pour notre dernière nuit.Encore une fois, un super repas, et cette fois-ci nos voisins de table étaient des bretons (deux couples) dans la cinquantaine, très sympa… Ils ont battu les garçons à la descente des pichets de rosé
Au programme :
- Salades de boulgour, crevettes, courgettes vertes et jaunes crues, tomates, et innombrables herbes du jardin
- Filet de poisson sauce tomate épicée, avec haricots verts (que je ne pensais pas du jardin… Un peu trop gros à mon goût, mais je me trompe peut-être)
- Salade verte (du jardin) / fromage de brebis
- Crème caramel
Dernière photo avant d’aller au lit, et jauger nos nouveaux compagnons de chambres (un couple de marcheurs).

Coucher de soleil depuis la terrasse

Coucher de soleil sur Piana

Coucher de soleil sur Piana_2
Le monsieur aussi ronfle, ça va promettre dans la chambre ce soir. Après concerto pour Miss Monster, le trio! Oui je suis trop contente…
Jour 4 : Piana – Propriano – Burgo
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Une fois notre petite déjeuner bio englouti, les chèques signés (47 euros par personne par jour pour la 1/2 pension), les paquets sur les meules, direction Propriano. La route que nous allons emprunter est équivalente à celle d’hier pour sa première partie. Direction donc Porto, destination incontournable, par les calanches :

Les calanches

Les Calanches_2
Vous l’aurez remarqué, la route est étroite, et il est difficile pour les voitures de croiser les autobus. Mais bon, les chauffeurs accusent une technique du klaxon plutôt bien rodée
. N’empêche, sont sympa les chauffeurs de bus, je ne leur demande jamais rien, mais à chaque fois ils m’ont toujours laissé passer
.
Je ne vais pas rexpliquer la route d’hier, car jusqu’à Vico c’est la même . Mais c quand même, rien que pour le plaisir des yeux :

En route pour Evisa

C'est beau!

Oui c'est vraiment trop beau
A Vico en revanche, nous décidons de passer par les routes de chèvres comme on dit chez nous (route identifiée comme étant blanches sur la cartes Michelin). Ceci dit, nous ne sommes pas fou, si la route n’est pas à la hauteur de nos espérances, nous rebrousserons chemin (mais je prie intérieurement pour qu’elle soit “bonne”). Voici ainsi les paysages qui s’offrent à nous, sur une route étroite, mais en bon état (saluons l’effort d’ailleurs):

Vico

Alentours de Vico

Alentours Vico
Petite pause sur la route, où nous avons vu passer 3 autres motards (évidemment la plupart en BMW)

Pause à l'ombre
On repart, et atteignons un pont où nous y rejoignons les motards qui viennent de passer devant nous. Nous décidons également de nous arrêter et nous livrons à une séance photo :

Pont

Non ! Ne saute pas !

Eau sous le pont
Bon allez! En route! Il nous en reste beaucoup jusqu’à Propriano. Et nous voilà donc repartis. Nous roulons tranquille et cherchons un coin pour déjeuner. Matth trouva un super spot ombré, on allait pas s’en priver :

Pause casse-croute
Évidemment, comme on est tous super doués pour lire une carte, on repart en nous perdant un petit peu… Le début était pourtant bon, mais à un moment donné, on a perdu le fil. S’en suivi un dialogue de sourds entre les deux détenteurs de cartes, pour savoir dans quelle direction aller, l’un s’étant positionné au bon endroit sur la carte, l’autre non. Je ne vous dit pas… Un peu de tension dans l’air à ce moment là mais bon… Poire coupée en deux, on ne va pas tenter de se reperdre dans ce dédale de petites routes, mais on va plutôt aller au plus simple pour Ajaccio. Et ce fut chose faite.
La route n’était pas finalement si désagréable. Pour atteindre les derniers km qui nous séparent d’Ajaccio, pas le choix, c’est nationale. C’est moyen bof, en plus on trouve pas mal de circulation. En ville, nous nous sommes arrêtés dès que l’on a pu dans un bistrot pour boire un bol, mais ce flux soudain de circulation nous monte vite à la tête et il fait plutôt chaud. Tout le monde s’accorde pour ne pas moisir ici. Nouc repartons donc aussi vite que nous sommes arrivés. Direction Propriano.
La route se fait sans encombres, enfin presque. La fatigue me gagne, je fais plusieurs sortie de virages un peu près de la bordure, je manque les intersections et tourne au dernier moment… Un peu n’importe quoi. Matth m’impose un break et c’est tant mieux. On trouve un endroit à l’ombre d’un arbre géant, je fonce m’allonger dessous, et chacun vaque à ses occupations : achat d’une bouteille d’eau pour Ju, et Matth se livre à une séance photo.
Une fois requinquée, on remonte sur les brêle, dernière ligne droite qui nous attends. J’en ai un peu marre parce qu’il a fait anormalement chaud aujourd’hui. Le gîte dans lequel on doit aller, se situe sur la commune de Fozzano, et c’est ce qui est inscrit sur l’adresse de celui-ci. Alors moi, fatalement, je mets le cap sur Fozzano. “Le gîte est à 7 km de la plage”. Me dit que ça ne doit pas être si loin que ça.
A la sortie de Propriano, on bifurque donc en direction de Fozzano. Et on roule. On roule… Merde ça fait déjà plus de 7 kilomètres là, où alors c’est 7 loooongs km… Puis enfin, le panneau Fozzano s’offre à moi. “Ouf” je me dit intérieurement. Bon, le bled n’a pas l’air très grand, je guette le moindre panneau pouvait me signaler la présence du gîte. Rien, une fois sortie du village. Je pousse encore un peu, car en hauteur là haut, il y a une sorte d’habitation. Fausse joie, c’est un bar/snack. Et là le drame, le panneau de sortie de Fozzano devant moi. Bon bon bon… Je me résigne à appeler le gîte et leur demander leur position précise. D’après les indications de la dame, nous ne serions pas au bon endroit… Euh c’est une blague? Non non, il faut sortir du village, passer le col de Siu, redescendre sur Martini et nous sommes juste sur la droite. Au fu et à mesure où elle me raconte tout ça, je suis évidemment le parcours avec mon doigt sur la carte, et je blêmis un peu… “Ok, ben si on avait su on serait venus par l’autre route…” J’ai compris à ce moment là les 7 km de la plage… Je raccroche. “Alors” ? me lancent les garçons? Euh comment vous dire… “Et bien on a encore 20 minutes de route *sifflote* mais bon à moto ça dévrait faire 15″. Je vois Matthieu s’effondrer sur son réservoir. Oops… Et le vlà qui ne me dit pas qu’il vient d’entamer sa réserve. Bien bien bien .. De mieux en mieux…
Nous repartons donc, dans la joie et la bonne humeur. Route un peu merdique en plus, qui vient rajouter toute ses bonnes ondes à la situation. Mais au moins, la dame du gîte avait raison sur un point : le panorama est magnifique:

Col de Siu

Col de Siu_2
Quelques dernières épingles et gravillons (oui il y en a un peu quand mm, la Corse n’est pas TOUTE rose) et nous voici enfin arrivés au gîte, complètement sur les rotules. J’en peux plus, je cuis…. Nous prenons possession des lieux, puis redescendons sur la terrasse, où nous attend une Pietra pression, offerte par le tenancier du gîte. Alleluiaaaa
Voici quelques photos du gîte :

U Francitu

La terrasse
Nous patientons le repas du soir en profitant pleinement des bières locales. Les “Torra” sont pas mal aussi. Elle se déclinent en trois goûts :

Bière "Torra", bière du maquis
- nature, ou blonde
- à la myrthe
- à l’arbouse
Toutes sont fameuses. Puis l’heure de se mettre à table a sonné, nous mangeons avec 3 randonneuses, qui ont l’air bien fatigué aussi.

Les garçons

Ju

Miss Monster

Les tablées
Encore une fois un super repas, très corse. Charcuterie en entrée (salade pour moi), cannellonis à la brousse (en fait ce n’est pas de la brousse, mais ça y ressemble, c’est Corse mais j’ai oublié le nom), jambon et blettes (saumon pour moi), tomme de brebis, part de tarte au chocolat.
Cette dernière à été fatale pour moi, et je l’ai regrettée deux jours durant… Puis direction la chambre, où j’ai beaucoup de mal à m’endormir, mon ventre me fait un mal de chien, j’ai l’étrange sensation d’avoir la peau du ventre extra tendue, sur laquelle un éléphant est couché. Cerise sur le gâteau, les garçons ronflent en moins de deux… Pensant que c’est Matth qui ronfle, j’use de mon pouvoir magique.. Sauf qu’au bout de 5 minutes une grosse voie me lance : “C’est pas la peine de continuer, c’est Julien qui ronfle” … Ben plus pour longtemps. “Psss hey! Julien? Tu dors?” je lui presque crie dans les oreilles… Mouahaha radical… Du coup, sur 2 personnes qui dormaient, il y en avait maintenant 3 de réveillées. Mince, il y a une justice après tout…
Nuit passée à être dévorée par les moustiques et un ventre douloureux…
Jour 5 : Burgo – Gallinavarja
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Encore une belle journée qui nous attend, il fait déjà grand beau et chaud ce matin là. Je me réveille le coeur pas très bien, décidément le repas de la veille ne passe pas. Je déjeune du bout des dents, on règle notre hôte, un dernier au revoir à Daria, la chienne de la maison (6 mois, un monstre baveux) :

Daria
… et nous roulons en direction de Piana, pour faire le plein. Nous mettons ensuite le cap sur Bonifacio, puis bifurquons juste avant pour rejoindre le gîte. Comme nous avons à peine 90 km à parcourir, nous allons d’abord nous installer puis voir ensuite comme on organise notre journée. L’arrivée au gîte se fait sans encombres, d’ailleurs, je ne le savais pas avant de voir le panneau, mais il s’agit d’un relais motard, à la bonne heure ! La route pour rejoindre définitivement les lieux est un peu chaotique, mais nous avons pu tous tester les capacités à l’enduro de nos machines
.
Nous somme tout de suite bien accueillis, dans cet immense terrain qui abrite une vingtaine de bungalow, de 4 à 2 personnes. Nous prenons donc possession des lieux :

Notre Bungalow
… et en profitons aussi pour dire bonjour à notre colocataire :

Mr Criquet
Puis vint le moment de planifier notre après midi. Ju est fatigué de la veille, alors il va en profiter pour farniente un peu et poursuivre la lecture de son livre. Moi je ne me sens toujours pas bien, mais j’ai bien envie d’aller faire un petit tour dans les hauteurs, parce qu’il fait déjà vraiment chaud.
Matth et moi partons donc faire une virée, après avoir englouti un panini à Porto (yeah j’ai réussi à manger mais c’est encore pas trop ça). Superbe route que nous prenons pour nous rendre à Zonza, depuis Porto, qui tortille dans tous les sens. Seul réel problème, c’est le dépassement des voitures, car on enchaine virage sur virage… Donc nous ne nous sommes pas trop arrêtés pendant notre montée, au risque de perdre tous les bénéfices de nos dépassements (si si, je vous l’assure, c’est inhumain et trop frustrant pour une moto de rester coincée derrière une voiture qui monte à 40 km/h dans une si belle route…).
Mais voici quelques photos :

Au frais près du lac

Lac

Lac_2
A Zonza, nous buvons un coup, et redescendons sur Sotta (c’est à quelques km seulement de Gallinavarja). Nous arrivons au gîte vers 17h30, et récupérons Ju pour aller visiter Bonifacio. Comme le repas du soir est servi à 21h00, cela nous laisse un petit peu de temps devant nous.
A Bonifacio on laisse les meules sur le port, et visitons alentours. Les garçons restent en bas, tandis que je monte les escaliers pour atteindre la ville haute. Je sue, évidemment, avec mes gros souliers et le cuir que je porte (et encore cette fois je n’étais qu’en jean) :

Les escaliers
… mais l’effort en valait la peine :

Vue depuis Bonifacio

Le port de Bonifacio
Puis je rejoins la vieille ville :

Bonifacio

Bonifacio_2

Bonifacio_3

Bonifacio_4
Il est malheureusement temps de rejoindre le gîte pour le dîner, et surtout avoir un peu de temps pour prendre une douche
. Nous mangeons avec d’autres motards, de l’âge de mes parents (en fait je ne sais pas s’ils avaient le même âge qu’eux, mais ils avaient une fille de mon âge) très sympa d’ailleurs, qui venaient de Bordeaux. C’est leur 4ième année au gîte, ce sont donc de grands habitués des lieux.
Comme j’ai toujours mal au cœur, je ne parviens à manger que ma salade en entrée, et ne touche pas à mes deux œufs sur le plat (yaaaak) ni aux patates et haricots verts, et encore moins au dessert. C’est un monde ça. Comme les motards sont nos potes, et que Matth a pas trop mal picolé, l’heure de la goutte à sonner. Les vieux voulaient tester les capacités de Matth à mon avis. Ah non pitié! Ne le faîtes pas boire, je vous en prie, c’est moi qui dort avec (entre autre bien sûr). Il va ronfler à faire trembler les planches du bungalow!
Les verres s’enchaînent et je me résigne à me dire que je ne vais pas passer une super nuit… D’ailleurs, on y va au lit. Comme par hazard, Matth s’endort en 5 minutes, évidemment, c trop facile, mais mon pouvoir magique n’a aucun effet sur lui. J’essaie de m’endormir avec mes mains qui me bouchent les oreilles, c’est efficace, mais dès que la tension se relâche, c’est foutu… Et voilà que Ju aussi est parti au pays des rêves. Ah non alors! demain on a beaucoup de route, je ne peux pas ne pas dormir. En plus je continue de ne pas me sentir bien …
N’en pouvant plus, j’ai pris mon matelas, des couvertures, et me suis installée dehors, sur la terrasse du bungalow. Bon, il ne faut pas croire que c’était mieux, entre les bêtes qui font du bruit, les lumières du camping et la rosée (oui oui, déjà à 1h00 du matin) mais au moins mon esprit n’était pas focalisé sur les ronflements. Comme je ne trouve pas le sommeil et qu’un truc me turlupine, je me lève et vais m’accroupir sous le laurier… Et là c’est le drame… Je l’honore, en lui vomissant dessus, de mon maigre repas du soir. Quel cadeau! J’espère qu’il va pas crever >_< Mais au moins, je me sens mieux, et arrive à trouver le sommeil…
Jour 6 – Gallinavarja – Corte
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Le lendemain matin …

Ma chambre
Les traitres, ils ont osé!
Bon trêve de plaisanteries! On petit déjeune, on règle nos hôtes (on est des gens bien hein?) on plie bagage, et partons en direction de Zonza, mais par une autre route que celle d’hier. Matth et moi sommes un peu déçus, le bitume ne vaut pas celui de la veille. C’est le jeu ma pauvre lucette ! En tous les cas le paysage relève le niveau du bitume :

Sur la route pour Bavella

Sur la route pour Bavella_2
Derniers virages qui tortillent et nous voici au sommet… ainsi qu’une multitude d’autres touristes, venus à pied, à vélo, à moto, en voiture ou encore en bus.

Bavella

Bavella

Bavella

Bavella
Nous descendons ensuite sur Zonza, par une route qui saute pas mal, ça surprend, mais on s’habitue vite. A Zonza, direction Aullène. Remarquons les efforts des Corses pour revendiquer leurs origines: les noms français des villages ont disparu de la signalisation:

Signalisation Corse
Encore, allez-vous me dire, assez facile … Mais quand “Aullène” en français, se traduit par “Audde” en Corse,ce n’est pas forcément évident pour mes illuminations blondes, qui m’ont presque valu de foncer tout droit sur un terre plein.
Mais bon, qu’importe, rien ne vaut de tel paysages :

Village corse

Paysage corse
Une fois Aullène passée, ou Audde pour les vrais, direction Zicavo, par une route dont le début est classé dangereux par Michelin. Nous trouvons un coin d’ombre pour manger un bout. Notre pipi et notre rot fait, et après avoir salué des compratriotes (et oui, je ne vous cache plus que ceux-ci roulaient en BMW, c’est une évidence) nous repartons sur Zicavo. Nous passons d’abord par un col … :

Col Corse

Col Corse_2
… puis la descente se déroule pour sa majotité par une route qui rappelle plutôt une piste, alors moi évidemment, comme je ne veux pas abimer ma meule (ça va pas non? Ca ne se raye pas une Doucaaati!) je roule au pas, ce qui énerve Matth, qui me double. C’est ça, fonce, mais moi, je ne vais pas toucher mes freins dans ce merdier, or de question, alors ça prendra le temps qu’il faut
A Zicavo, pause au café pour se désaltérer et nous remettre de notre lenteur extrème (surtout pour moi) de nos derniers km. Nous repartons ensuite en direction de Corte, par une belle route sinueuse, mais pas super large.
N’empêche en Corse, il faut vraiment être vigilant et se parer à toute éventualité, aux sorties de virage :

Obstacle sur la route
Ca surprend toujours
Et puis on roule dans un décor grandiose et bifurquons sur la D69 pour rejoindre Corte. C’est le seul passage possible pour l’atteindre, ce qui ne nous laisse pas le choix de passer encore par de la piste, après avoir rebrousser chemin une première fois, pensant la route barrée:
Lulu! C’est une dédicace spéciale pour toi
. La prochaine fois, je n’oublierais pas de commander mon trail pour traverser la Corse :

Route presque barrée

Aaaah, les travaux...
Et puis, plus on roule, plus ça empire…

Hey mais, moi aussi je veux mon trail !
Je crois que le but de ces travaux était d’élargir la route. En tous les cas, assez marrant, mais il n’aurait pas fallu que celà s’éternise. Là en photo, ce sont des compatriotes, savoyards en plus (et je vous laisse deviner en quoi ils roulaient) qui m’ont doublé alors que je prenais des photos plus bas, et avec qui du coup je me suis retrouvée coincée quelques minutes.
Pendant ce temps là, les garçons se faisaient un sang d’encre ne me voyant pas apparaître. Ceci dit, eux aussi en ont profité pour immortaliser les lieux :

L'attente des garçons

Lumière dans les arbres

L'attente des garçons_2
Enfin, je rattrapais les garçons et poursuivions notre route. Nous retrouvons une nationale jusqu’a Corte, et c’est non sans nous déplaire, pour une fois
. Nous arrivons à Corte vers les 17h00 :

Corte
Nous trouvons non sans mal notre hôtel, normal, sur le plan qu’on avait, les instructions étaient valables si nous venions par le Nord, et non pas par le Sud … Mais bon, qu’importe, le motel était assez bien indiqué par des panneaux.
En arrivant sur les lieux, bonne nouvelle
. Pour le même prix, nous avons droit à deux studios (plutôt qu’un). Evidemment, en grosse égoîste que je suis, je ne laissais pas le choix aux garçons quand à la répartition des chambres. J’irais dans la chambre number 18, toute seule, et puis c’est tout ! D’abord, laissons les ronfleurs entre eux, et pis je suis la seule fille
. Bon, les gars ont un peu râlé mais c’est pas très grave
Puis une fois installés, Matth et moi décidons de nous rendre dans les gorges de la Restonica, tandis que Ju se remets de cette assez grosse journée, il faut bien l’avouer.
Les groges sont bien jolies et s’étendent sur 15 km. La route pour y accéder est en très bon état (sauf quelques mètres au tout début) mais très étroite, il faut être très vigilant (surtout vis à vis des automobilistes en face):

La Restonica

La Restonica_2

La Restonica_3

La Restonica_4
Et même une fois au sommet, nous poursuivons notre séance photo

Au bout de la Restonica

Figure artistique

La Restonica_5
Il est temps pour nous de redescendre et rejoindre Ju à Corte, pour aller diner. Nous trouvons un restaurant au sommet de la rue principale de Corte, au restaurant U Valentino. Le serveur est bizarre, mais les plats sont délicieux !
Matez-moi un peu ces desserts :

Fondant au chocolat (par Matth)

Tiramisu au Nutella (par Ju)

Tarte au citron meringuée (par Miss Monster)
Très bonne la tarte, mais dommage que la meringue soit aussi sucrée, j’ai terminé la tarte en la mettant de coté.C’est donc bien repus, et la peau du ventre bien tendue, vous l’aurez compris, que nous rejoignons nos pénates.
Je m’endors dans le silence le plus total…
Jour 7 : Corte – Cap Corse – Bastia
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Ce matin là, nous ne devions pas trop trainer sur la route. Nous devons être au plus tard à 17h00 à l’embarquement, et nous avons le Cap Corse à enrouler, et je ne connais pas trop les conditions de circulation. C’est pourquoi la veille j’avais bien préciser que “à 9h00 tapantes on roule, pour pas se stresser sur la route”.
8h45, Julien prend sa douche. Pas de panique… Bon ça va, à 9h20 on roulait mais bon, quand même
. Une petite heure et demi nous a suffit à rejoindre Bastia. Nationale un peu encombrée, mais assez roulante sur la fin, une fois les camions doublés. D’ailleurs c’est sur cette portion que Ju a eut son heurt avec un totone (un autochtone soit une Corse) pour l’avoir doublé sur une ligne blanche. Moi dans les rétros, je ne comprenais pas pourquoi il collait au train de Ju…
Bref, à Bastia, direction le Cap Corse donc, bien évidemment par le chemin qui n’était pas prévu initialement, les cartes c’est pas trop mon fort, surtout quand elle reste dans le sac à dos. Mais c pas grave, cela nous a permis de le faire dans le sens inverse des aiguilles d’une montre, et de nous trouver sur le coté droit de la chaussée, donc au plus près de la mer. C’est finalement pas plus mal. Dernier check-in pour contrôler le timing: ça va, on est dans les temps.
Nous roulons donc le long de la côte, à travers plusieurs villages successifs. Je commence à flipper, car il y a vraiment beaucoup de circulation, la vitesse avoisine les 50 k/m de moyenne, et évidemment quasiment impossible de doubler sereinement. Bon bon bon, j’espère que ça ne sera pas tout le long comme ça, parce que sinon on est pas rendus!
Finalement, à la sortie d’un dernier village, ça devient plus intéressant. La circulation se fluidifie et c’est déjà beaucoup plus roulant. Ouf! La route est vraiment agréable, l’asphalte aussi. On enroule comme ça les quelques kilomètres qui nous séparent de Macinaggio, où nous faisons une petite pause et achetons nos casse-croute du midi.
Nous poursuivons sur Century, mais là, on ne roule plus sur un billard, mais ça va, on a vu pire. Les photos :

Cap Corse

Cap Corse_2

Cap Corse_3
Bon là on en était encore au stade “euphorique” du Cap Corse. On a assez vite déchanté sur les quelques km qui ont suivi cette photo. Le coté Ouest du Cap Corse est très beau, mais alors la route est complètement à revoir. Ca saute dans tous les sens, et j’ai eu le malheur d’arriver un peu fort dans ce nouvel environnement, mais les rales poussifs de ma meule, ainsi que mes bons hors de la selle m’ont vite rappelé à l’ordre. C’est donc à 55 km/h que j’ai poursuivis la route. ET c’est tant mieux, car j’ai pu admirer le paysage. Le bleu est si profond… On a qu’une envie, c’est plnger dedans …

Le bleu du Cap Corse
A midi, nous décidons de nous arrêter déjeuner au col de Sainte Lucie. Les deux derniers km sont littéralement jouissifs : la route est TOUTE NEUVE, et c’est pas des blague. Tellement bien d’ailleurs qu’on a voulu continuer de l’autre coté
. Mais bon, ne trouvant un bon coin d’autre, nous sommes retournés au col.

Tour au col de Sainte Lucie

Vue du col de Sainte Lucie
Et puis pendant que je fais un petit pissou là haut, je vois plein de papillons, sont juste sous mon nez. Du coup, je ne peux pas m’empêcher d’essayer d’un prendre un en photo :

Papillon col de Sainte Lucie

Le même, en plus gros
Ainsi donc, notre pause bucolique terminée, nous poursuivons notre route. Les paysages sont toujours autant merveilleux, la route est toujours autant merdique, mais il faut ce dire que c’est ce qui fait le charme de la Corse
.
Encore des photos parce que c’est beau, mais surtout parce qu’après on ne s’est plus arrêté !

Cap Corse_4

Cap Corse_5
Heureusement, le bitume redevient vite très beau, ce qui nous permet de profiter de nos derniers km en Corse avec une banane digne de celle d’Elvie. Ok, c’est moisi, je sors…
N’empêche, village de Nonza, trop joli:

Nonza

Nonza_2
Et une petite dernière pour la route :

Cap Corse
L’arrivée à Bastia se fit quasiment sans encombres… On a réussi à tous se perdre, mais heureusement, on s’est tous retrouvé assez rapidement! Ca va bien que la ville n’est pas non plus immense. Nous profitons de nos derniers moments de soleil sur l’île de beauté, chacun va faire ses emplettes.
Je ramène deux saucissons, un jambon et du fromage (limite une bombe atomique) dans une petite boutique du coin. Lorsque je demande “C’est pas du saucisson d’âne quand même?”, elle me regarde, offusquée. Oulà, diantre, qu’est-ce que j’ai pas dit là encore ?
Et à elle de me répondre : “Jamais de la vie ! En Corse, les ânes, c’est comme nos chiens, on en fait pas des saucissons. Tout le monde croit que le saucisson d’âne c’est la spécialité de la Corse mais c’est pas vrai! C’est du porc, encore du porc et que du porc”
Alors bien évidemment, pour ma seule défense, j’avais la maigre explication suivante : “Oui mais alors, comment expliquez-vous que j’ai vu du saucisson d’âne dans telle ville aujourd’hui, avec marqué saucisson d’âne de corse dessus?”. Et à elle d’enchaîner : “Et bien ce n’est certainement pas des ânes de Corse, ils sont importés, tués et transformés en Corse”… Yak je me dis… Mais c’est dégueulasse !
Donc en gros, ce qu’il faut retenir de ça: ne ramenez que du saucisson de porc de Corse il est bien assez bon à lui tout seul (dixit mes différents testeurs). Ils ont beacoup de goût quoi
Voilà donc, à 17h00 nous embarquons, après avoir fait 15 fois le tour du port, ben oui je sais pas lire mes billets, on ne rentre pas avec la SNCM mais avec la CMS. Bon là je vous avoue que j’ai été un peu déçue par le système d’arrimage des motos. Rien à voir avec le système en béton de la SNCM. C’est nous même qui attachons nos motos, avec une cordes qui passe dans deux boucles au sol, de chaque côtés de la moto. J’imagine que c’est tout autant efficace, mais j’étais pas rassurée. Rien n’empêche la moto d’à coté de tomber sur la votre… Pas terrible… Ceci dit, des mousses sont à disposition pour protéger la selle de la corde. N’empêche, je vous conseille la SNCM pour les deux traversées.
Nous prenons possession du nouveau ferry, ben c’est quasiment le même que le Pascal Paoli dis donc, c’est dingue non? Les garçons vont dans leur cabine “homme”, moi je vais dans la cabine “femme”. En fait c’était demandé comme ça lors de la réservation du billet, on a pas fait attention. Mais c’est pas grave ! Au moins, ma colocataire de cabine ne ronflera pas… En fait si! Il s’est avéré que cette Dame (fort sympathique au passage) était une ronfleuses invétérée! Je suis maudite …
Nous prenons notre repas sur le pont, car il fait encore plus chaud dehors que dedans ! C’est avec un peu de regret et des souvenirs plein la tête que nous quittons l’ile de beauté … C’est fini pour nous la Corse, mais on est tous très content de notre séjour. Superbes paysages, des gens très sympa, des rires, des ralages, des frayeurs, et des souvenirs inoubliables!

Nos dernières bières Corses

Dernier repas sur le pont

Bye Bye Corsica!